Et si on marquait une pause aujourd’hui pour se demander comment l’on va ?
Simple question. Comment tu vas ?
Nous aimons tous lancer le « ça va, je vais bien » alors que ce n’est pas toujours le cas.
Il y a de ces jours où ça ne va vraiment pas mais on reste dans le déni. Et cette situation peut durer plus longtemps que prévu.
Pour certains, ce sentiment de malaise s’ancre tellement que cela devient leur mode de vie. Toujours mornes à l’intérieur mais tous sourires à l’extérieur.
Sans trop s’en rendre compte, l’on s’enfonce dans un état dépressif qui peut finir par s’aggraver au point de conduire à de très lourdes conséquences.
Ce matin, j’ai lu sur Facebook la publication qu’une jeune femme aurait laisser avant de se suicider. C’est ce qui m’a d’ailleurs inspiré ce post.
Voici le contenu de ladite publication :
« La plupart du temps, lorsque nous tombons sur un message de quelqu’un qui tente de se suicider nous sommes trop prompts à le traiter de lâche ou à dire des choses du genre « tout le monde a des problèmes ».
Parfois, les personnes suicidaires essaient de tendre la main aux personnes dont elles sont proches, mais elles prennent leurs problèmes à la légère ou simplement les négligent.
Nous gérons également la douleur différemment, vous avez peut-être été dans la même situation que quelqu’un et vous en êtes sorti, mais quelqu’un d’autre pourrait ne pas s’en remettre, ne banalisons pas les problèmes des autres.
Lorsque les gens viennent vous voir, si vous ne pouvez pas les écouter ou leur offrir de l’aide, dites leur clairement que vous ne pouvez pas au lieu de les ignorez pour venir jouer après, aux personnes affectées lorsqu’ils partiront, c’est dégoutant,
La dépression existe, prenons soin de nos proches… »
Je ne sais pas vous mais, moi, « j’ai ressenti ses mots ».
Je la comprends parce que j’ai moi-même déjà vécu cet état dépressif et je connais exactement ce que ça fait.
Ce sentiment de culpabilité sans raison, cette impression de ne servir à rien, d’être inutile et cette envie de disparaitre. Je m’en suis sortie, Dieu merci, mais, il m’a d’abord fallu l’accepter et trouver le courage d’en parler avec un spécialiste.
Les gens ne comprennent pas toujours quand on leur parle de dépression mais c’est réel. D’ailleurs, certaines personnes la vivent souvent sans même savoir que c’est cela.
Il serait temps que nous commencions à être plus indulgents envers nous-mêmes et envers les autres.
Lorsque vous allez mal, essayez d’en parler avec quelqu’un de confiance et, si vous n’en avez pas, ne vous en attristez pas, ce n’est pas trop grave. Prenez un bout de papier et un stylo, écrivez ce que vous ressentez, autorisez-vous à le ressentir, relisez ce que vous avez écrit, pleurez si vous en avez envie, vous le pouvez et, déchirer ce bout de papier. Ça peut paraître banal mais ça ne l’est pas. Pouvoir mettre des mots sur ses ressentis est, pour moi, le premier pas pour s’en libérer. Et déchirer cette feuille vous soulagera aussi d’une certaine façon.
La meilleure solution reste quand même de consulter un spécialiste. Il y’en a à l’hôpital national de Niamey et la consultation ne devrait pas excéder 2500f. Je sais qu’ailleurs aussi il ne doit pas en manquer dans les hôpitaux. Et rassurez-vous, ce n’est pas pour « les fous ».
Faites-vous aider si besoin est. Et si un de vos proches prend son courage à deux mains pour vous en parler, s’il vous plaît, ne banalisez pas. Écoutez-le et, si vous le pouvez, orientez-le vers un spécialiste pour qu’il se fasse aider.
Soyons de meilleurs humains !
Avec amour.

Effectivement, la dépression fait vraiment rage … ça tue !!! Le fait est que les gens ne réalisent même pas d abord qu’ils dépriment parce que c est le premier pas pour en être guéri , mais franchement c’est une maladie comme tout autre on en guérie après avoir eu de l’aide .
Exactement.